Un peu d'histoire...
NACELLE DE BALLON CAPTIF (1916-1918)
Objet en osier et cordages
1914

Au début de la guerre 1914-1918, l’aérostation militaire française est encore équipée de ballons sphériques de type Renard de 750m3. Ils sont retenus au sol par des treuils hippomobiles à vapeur dont la fumée les rendent facilement repérables.
En décembre 1914, les Français copient le ballon de forme allongé allemands : le Drachen. Il devient le ballon H. Les treuils sont devenus automobiles.
Le capitaine Albert Caquot, persuadé qu’on peut obtenir mieux, met au point un ballon allongé amélioré, le ballon L, mis en service à l’automne 1915.
Poursuivant ses travaux, il perfectionne son ballon qui devient le ballon M. de 900m3, qui apparaît début 1916. Un sac de parachute de nacelle est mis au point, ce qui facilite le sauvetage de l’aérostier quand l’enveloppe d’hydrogène est détruite par les tirs adverses.


103 Ko

101 Ko
LA VIE AU CAMP D’AVIATION
Maurice BUSSET (1879-1936)
1917
Huile sur toile
33 cm x 66 cm
INV : 3236

Figure de proue de la peinture régionaliste auvergnate du début du XXème siècle, Busset est peintre militaire attaché au Musée de l’Armée dès 1917, à l’instar d’Othon Friesz, Cheffer, Jonas et nombreux autres. Riche de carnets de croquis, de dessins techniques de stratégie et d’instruction militaires, de peintures et de recueils de gravures sur bois largement diffusés, son œuvre exalte avant tout la figure humaine et les moments rythmant la vie quotidienne des camps d’aviation et cantonnements.

BARAQUES ADRIAN DE LA GUERRE 1914-1918
Objet en bois

Comme les autres troupes, les aviateurs sont logés sous des tentes ou dans des baraques en bois Adrian, du nom de l’ingénieur général qui les a mises au point. Sur les terrains d’aviation, elles servent de logements, de cantines, d’ateliers ou d’hôpitaux.
C’est là aussi que les aviateurs aménagent un lieu de détente, le bar d’escadrille.


101 Ko

101 Ko
LE CAPOTAGE DU CAPITAINE
Marcel JEANJEAN (1893-1973)
1917
Aquarelle
15 cm x 19 cm
INV : 15555

Appelé sur le front, Marcel Jeanjean illustre un journal humoristique Le Canard Poilu. Devenu pilote de reconnaissance en 1917, il croque sur ses carnets la vie quotidienne de son escadrille ; les dessins réunis paraissent dans un album intitulé Sous les Cocardes qui connaît un succès retentissant et durable. Démobilisé, la cause de l’aviation continue de nourrir largement son oeuvre (histoire, pilotage, aéromodélisme, appareils).

VOISIN L.A.S
Gabriel VOISIN (1880-1973)
Avion
1915
Dim : 14.75 m x L 9.5 m, poids : 1 400 kg
INV : 31

Le Voisin L est déjà en service lorsque la guerre éclate. Cet appareil présente la caractéristique rare de posséder une structure métallique. Le type L donne naissance à une famille d’appareils dont l’envergure et la puissance des moteurs ne cessent de s’accroître au fur et à mesure des versions. En service durant toute la durée du conflit et par la plupart des forces alliées, ces avions sont employés pour l’observation puis pour des missions de bombardement de jour comme de nuit.


99 Ko

96 Ko
CAUDRON G.3
René CAUDRON (1884-1956)
Avion
1913
Dim : 13.40 m x L 6.40 m, poids : 718 kg
INV : 20


Engagé au combat dès août 1914, le Caudron G.3 effectue pendant un an des missions de reconnaissance et de réglage d’artillerie. En France et à l’étranger, il devient ensuite le principal avion-école en raison de sa robustesse et surtout de son excellente stabilité et sa facilité de pilotage qui pardonne presque toutes les erreurs de pilotage. Avec le Voisin, c’est le seul appareil à traverser toute la guerre. Après l’Armistice, le Caudron G3 reste encore dix ans en service au cours desquelles, il s’illustre lors d’exploits civils. Ainsi, c’est aux commandes d’un Caudron G.3 qu’Adrienne Bolland traverse la Cordillère des Andes en 1921.

SPAD VII
Blériot- SPAD
Avion
1916
Dim : E 7.82 m x L 6.10 m, poids : 500 kg
INV : 212

En 1915, Louis Béchereau, ingénieur de la toute nouvelle société SPAD, dessine un chasseur autour du nouveau moteur Hispano-Suiza de 140 chevaux choisi par l’Armée pour équiper tous les chasseurs. Dés son premier vol au printemps 1916, le SPAD VII présente des performances de vitesses bien supérieures au Nieuport 17, alors chasseur standard de l’Armée française. La production est immédiatement lancée et un peu plus de 3 200 exemplaires sont construits.
L’appareil préservé au Musée de l’Air et baptisé "Vieux Charles" est la monture personnelle de l’As Georges Guynemer.


102 Ko

93 Ko
HELICE A DEFLECTEURS
Société L’Hélice Intégrale (Anciens Etablissements Chauvière),
1915
Dim : 2,50 m
INV : 5027

Ce système pare balles autorise un tir non synchronisé à travers l’hélice. C’est une idée de Raymond Saulnier, expérimentée au sol puis en vol d’octobre 1914 à mars 1915 par Roland Garros et son mécanicien Jules Hue. Les dessins de l’hélice et des déflecteurs sont retouchés à plusieurs reprises avant d’obtenir des résultats satisfaisants. Son équipement se compose de 2 coins en acier qui sont les déflecteurs, de 2 tirants et de 2 colliers. Elle est utilisée avec succès en combat aérien par Roland Garros de mars à avril 1915.

INSIGNE DE FUSELAGE 1918
Cigogne de l’escadrille Spa 103
Auteur anonyme
1918
INV : 2003/11

Insigne personnel de René Fonck (1894-1953).


93 Ko

97 Ko

83 Ko

99 Ko
LES INSIGNES D’ESCADRILLES

L’aéronautique militaire française est entrée en guerre avec la cocarde tricolore, tandis que les Allemands arborent la croix de Malte. Les escadrilles commencent à porter un insigne distinctif peint sur le fuselage des avions. Bientôt, des pilotes prennent l’habitude de peindre un insigne personnel. Ainsi, le commandant de Rose choisit tout naturellement une rose comme emblème. Charles Nungesser porte un insigne macabre, une tête de mort. Affecté tout d’abord comme hussard, il se rend célèbre en s’emparant d’une voiture allemande Mors. Il devient par un jeu de mot, le hussard de la Mors, et reprend à son compte le fameux insigne à tête de mort des hussards prussiens.

INSIGNE DE FUSELAGE DE L’ESCADRILLE 224
1916
INV : 998/14/15


INSIGNE DE FUSELAGE DE L’ESCADRILLE 94

1917
INV : 997/121/7

ESCADRILLE 124. INSIGNE PERSONNEL DU PILOTE AMERICAIN RAOUL LUFBERY
1916

Fiche 2 | Fiche 3