Un peu d'histoire : La conquête de l'espace
COUVERTURE DE LA BROCHURE CONSIDERATIONS SUR LES RESULTATS D'UN ALLEGEMENT INFINI DES MOTEURS
ROBERT ESNAULT-PELTERIE
Deslis, 1913
INV : 8°B 2609

Le 15 novembre 1912, Robert Esnault-Pelterie prononce une conférence devant la Société française de physique à Paris. A l'époque, les promoteurs du voyage dans l'espace ne sont pas forcément pris au sérieux. Ainsi le titre n'annonce-t-il pas clairement qu'il va s'agir de véhicules spatiaux et fait seulement allusion au fait qu'une fusée ne cesse de perdre une partie de sa masse, au fur et à mesure qu'elle consomme ses réserves de carburant. Lors de l'édition, le texte est fortement amputé, au point de le rendre difficilement compréhensible. L'exposé constitue pourtant le premier rapport français purement scientifique sur la fusée et ses possibilités.


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COUVERTURE DU LIVRE L'ASTRONAUTIQUE
ROBERT ESNAULT-PELTERIE
Lahure, 1930
INV : 8°B 22436

En 1930, Robert Esnault-Pelterie réalise une compilation particulièrement exhaustive des connaissances de l'époque sur les fusées et la navigation dans l’espace. Pour définir le domaine traité et intituler son ouvrage, il envisage d'abord d'utiliser le terme "sidération", par analogie avec "aviation". Mais il l'écarte, craignant d'être ridicule, et choisit finalement le mot "astronautique", qui avait été inventé en décembre 1927 par son ami romancier Joseph-Henry Rosny (dit Rosny aîné), président de l’Académie Goncourt et auteur de La guerre du feu et de quelques romans de science-fiction. Le terme a depuis été adopté dans le monde entier.

FUSEE EA 41
France
1945
INV : 2000/104/1

Durant la Seconde Guerre mondiale, le colonel Jean-Jacques Barré (1901-1978), disciple de Robert Esnault-Pelterie, met au point dans la clandestinité la fusée EA 41 (Engin Autopropulsé 1941). Fonctionnant à l'oxygène liquide et à l'essence de pétrole, c'est la première fusée à ergols liquides construite en France. D'une masse de 100 kg, elle doit emporter une charge utile de 25 kg à une distance 100 km.
Le premier essai en vol se déroule après la Libération le 15 mars 1945 au polygone de la Renardière près de Toulon mais la fusée explose après 5 secondes le décollage. La cinquième tentative, le 6 juillet suivant, permet d'atteindre 60 km.


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AFFICHE DE LA CONFERENCE DU 30 SEPTEMBRE 1950
LA SORBONNE
Fonds Alexandre ANANOFF

Alexandre Ananoff (1910-1992), Français d'origine russe, est le premier grand vulgarisateur de l’astronautique. Il est en particulier connu pour avoir conseillé Hergé lorsque le dessinateur belge préparait les épisodes "Objectif Lune" et "On a marché sur la Lune" des aventures de Tintin.
Auteur d'innombrables articles didactiques sur l'intérêt de la conquête de l'espace et organisateur de multiples conférences, il est à l’origine du 1er Congrès mondial d’astronautique (IAF) qui se tient à l'université de la Sorbonne à Paris, du 30 septembre au 2 octobre 1950.

FUSEE-SONDE VERONIQUE 61
Exemplaire non lancé (coiffe maquettée)
France
INV : ESP 31

La Véronique 61 est la plus puissante des fusées-sondes Véronique développées par le Laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques de Vernon à partir de 1949.
Elle effectue son premier lancement le 8 juin 1964 depuis la base française d'Hammaguir (Algérie). Dotée d’un moteur fonctionnant à l’acide nitrique et à l’essence de térébenthine, elle peut emporter des charges utiles de l'ordre de 100 kg à une altitude de 350 km.


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POINTE DE FUSEE-SONDE RUBIS
Maquette échelle 1
France
INV : ESP 5

La fusée-sonde Rubis est dérivée de l'engin VE 210 de la SEREB. Son 4e lancement intervient le 5 juillet 1967 depuis le Centre d'essais des Landes, près de Biscarosse. Rubis atteint 2 000 km d'altitude, une première en Europe.
Outre les appareils de mesure nécessaires au bon déroulement du vol (liaison radio, télémétrie, minuteries), sa pointe abrite des instruments scientifiques développés par le professeur Jean-Louis Steinberg, du service de radioastronomie de l'observatoire de Paris-Meudon. Il s'agit d'étudier le rayonnement radio de l'Univers et les protons et les ions lourds situés dans la ceinture de van Allen.

LANCEUR DIAMANT A
Reconstitution à partir d'exemplaires non lancés
France
INV : ESP 3

Le 26 novembre 1965, depuis la base algérienne d’Hammaguir, la France lance avec succès le satellite A1 (baptisé "Astérix") à l’aide de la première fusée Diamant A. La France devient ainsi la troisième puissance spatiale de l’histoire, après l’URSS (en 1957) et les Etats-Unis (en 1958). Elle ouvre la voie de l’espace à d’autres nations.
Remarque : le chariot élévateur ici présenté n'est normalement utilisé que pour l'érection du premier étage.


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ECORCHE DU SATELLITE FR1
Maquette échelle 1
France
INV : 995/62/1

Réalisé par le CNES et le CNET en coopération avec la NASA, FR1 constitue le premier satellite scientifique français. Il a pour mission l’étude de la propagation des ondes électromagnétiques à très basse fréquence.
Il est lancé par une fusée Scout le 6 décembre 1965 depuis la base de Vandenberg (Californie). Conçu pour une durée de vie de 3 mois, il fonctionne jusqu’au 26 août 1968, soit 10 fois plus longtemps que prévu, accomplissant plus de 14 000 révolutions autour de la Terre.

VEHICULE LUNAIRE TELEPILOTE LUNAKHOD 1
Maquette échelle 1
URSS
INV : ESP 16

Déposé par la sonde Luna 17 sur la Mer des pluies le 17 novembre 1970, le véhicule lunaire soviétique Lunakhod 1 parcourt plus de 10 km sur la surface lunaire en 11 mois. Il est mû par 8 moteurs électriques (un dans chaque roue) alimentés par des cellules solaires disposées sur la face interne du couvercle (qui se relève). Il transmet plus de 20 000 photographies vers la Terre et réalise de nombreuses analyses physico-chimiques du sol sélène.


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PREMIERE SORTIE DANS L'ESPACE DE LEONOV
Andreï SOKOLOV (né en 1922)
1983
Huile sur toile
100 cm x 69 cm
INV : 2000/148/3

La première "marche" dans le vide spatial est effectuée le 18 mars 1965 par le cosmonaute soviétique Alexeï Leonov. Durant 12 minutes, il évolue hors de son vaisseau Voskhod 2 en scaphandre pressurisé.
Nommé peintre émérite de l'URSS, Andreï Sokolov est célèbre pour ses représentations d'événements de la conquête spatiale. Il est à ce titre considéré comme le doyen du Space Art soviétique.

Fiche 2