Au moment de la déclaration de guerre, le 3 août 1914, l’aéronautique militaire française dispose de 158 aéroplanes répartis en 24 escadrilles ainsi que de 5 dirigeables.
Les avions ne sont pas armés pour ne pas détourner les aviateurs de leur rôle d’observateurs.
Certains à l’état-major mettent en doute leurs capacités militaires.
Ils vont heureusement prouver rapidement la valeur de leur nouvelle arme. C’est grâce aux reconnaissances des aviateurs de l’escadrille du capitaine Bellenger que le mouvement de l’armée von Klück est décelé. Les renseignements fournis au général Galliéni vont permettre de remporter la victoire de la Marne.
Les aviateurs n’hésitent pas non plus à emporter des obus et à bombarder les troupes ennemies.
Ils montent des armements à bord de leurs appareils afin d’éliminer l’adversaire rencontré en vol.
Au moyen du fusil-mitrailleur que le constructeur Gabriel Voisin a installé sur un de ses appareils, le sergent Frantz et le caporal Quénault remportent la première victoire aérienne, le 5 octobre 1914. L’aviation militaire va bientôt se structurer et se renforcer. Elle se spécialise dans la chasse, le bombardement et l’observation. Les avions vont profiter de continuelles améliorations techniques, malgré des erreurs et des retards.
A la fin de la guerre, le SPAD XIII pour la chasse et le Breguet XIV, pour l’observation et le bombardement apparaissent comme les spécimens des ultimes progrès industriels.
Utilisés en lourdes formations coopérant avec les chars d’assaut, ils stoppent les attaques allemandes et contribuent à percer le front ennemi en 1918.