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Oiseau Canari

Après la première guerre mondiale, l’image du pilote change et devient image publique, grâce aux spectacles aériens et aux meetings. C’est dans cette aviation des "records" en repoussant les limites du possible, que l’on rêve d’aller de plus en plus haut et de plus en plus loin et de vaincre les barrières de l’Océan Atlantique. Assolant, Lefèvre et Lotti et un passager clandestin, Arthur Shreiber réussissent les 13 et 14 juin 1929 la première traversée française sans escale de l’Atlantique Nord, d’Orld-Orchard (Maine-USA) à Comillas (Espagne) en 29h22min sur un Bernard 191 "Oiseau Canari".

L’équipage, à cause des conditions météorologiques, ne peut suivre la route optimale, et est obligé de décaler sa trajectoire vers le sud, ce qui augmente la distance à parcourir. Lors du dernier point, plus au sud qu'estimé, le réservoir vide oblige l'avion à se poser prématurément sur la plage de Oyambre, près de Comillas au nord de l’Espagne. Une erreur de navigation liée aux conditions météo rencontrées vient de leur sauver la vie, car la panne serait sinon survenue dans le golfe de Gascogne au large de la France.

Le 16 juin, l'équipage décolle pour Cazaux. En fait d'arrivée triomphale, une panne d'essence contraint à poser l'avion sur une plage de Mimizan dans les Landes. Sur place, c'est l'effervescence, les aviateurs sont accueillis comme des héros. Ils redécolleront le jour même pour le Bourget, près de Paris.

Les traversées de l’Atlantique : Lindbergh, en 1927 effectue la première liaison New York/Paris en 33h30 sur un Ryan surnommé le "Spirit of Saint Louis". Le Breguet "point d'interrogation" avec Costes et Bellonte réalisa la première liaison aérienne de Paris à New York, face au vent, en 1930.

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